l évolution politique de lafrique entre 1960 1990

L’ensemble de l’Afrique francophone sera, à terme, touchée par ces mobilisations populaires. Dans les campagnes, on s’ajuste à un État dont on peut retirer des profits, mais qu’on ne contrôle pas. Du reste, les Soviétiques classaient le Bénin parmi les pays « à orientation socialiste », voire « qui se disent à orientation socialiste24 ». Aujourd’hui, un peu plus de six étudiants sur dix sont inscrits à l’université. France 2 France Télévisions. 9À l’indépendance, la plupart des pays africains avaient adopté un modèle parlementaire pluraliste. Martin, 2000, p. 269. Dans le sillage de ces recherches de vérité sur notre histoire nationale, une seconde opération était alors embrayée, tout aussi brûlante pour la Confédération: celle de l'étude des relations politiques et économiques de la Suisse avec l'Afrique du Sud durant l'apartheid, plus précisément entre 1945 et 1990. In. Le populisme se caractérise aussi par un nationalisme et la présence d’un leader central. Vous allez être redirigé vers OpenEdition Search, Gazibo, M. 2010. L’anthropologie politique et, avant elle, les Romains, ont montré par ailleurs que la domination étant toujours exercée par la minorité, elle ne s’explique que parce qu’elle repose sur la croyance et la production de sens, idée qu’on retrouve aussi chez Max Weber53. LES COLONIES EN AFRIQUE. Ces mobilisations convoquées par des mouvements citoyens, réunissant les forces sociales, politiques et religieuses, font évoluer l’organisation de la vie politique, « en créant de nouvelles règles de jeu, en évinçant les dictateurs les plus violents et en élargissant le spectre des possibles », écrit Pierre Jacquemot. 47La deuxième phase qui concerne les années 1960 et 1970 est celle de l’élaboration du pouvoir d’État. Quant au Zimbabwe, même si le pluralisme a toujours été maintenu, le régime de Robert Mugabé, au pouvoir depuis 1980, est allé progressivement en se crispant, comme en témoignent les harcèlements dont l’opposition est victime14. Thématique Architecture, urbanisme et aménagement, Thématique Gestion, marketing et communications, Thématique Santé, médecine, sciences infirmières et service social, Par auteurs, Par personnes citées, Par mots clés. Le retour au parti unique est présenté comme une façon de renouer avec les formes africaines précoloniales de gouvernement fondées sur le consensus. Les matières premières, la terre, la main-d'œuvre bon marché étaient l… 27 Pour la distinction, voir Edmond Keller, « Afro-Marxist Regimes ». 63 Goran Hyden, « La crise africaine et la paysannerie non capturée », Politique africaine, no 18, juin 1985, p. 93. La Gambie a connu une trajectoire similaire à celle du Sénégal. L'histoire de l'Afrique du Sud de 1948 à 1994 est marquée par la mise en place puis par le démantèlement de la politique d'apartheid.Successivement nommée Union d'Afrique du Sud puis République d'Afrique du Sud à partir de 1961, le pays connaît, durant cette période, un système de ségrégation raciale institutionnalisée. Les pays qui ont connu un tel système sont l’Afrique du Sud (et la Namibie occupée par ce pays) jusqu’en 1991 et le Zimbabwe jusqu’à l’indépendance en 1980. 52 Richard Joseph, Democracy and Prebendal Politics in Nigeria, the Rise and Fall of the Second Republic, Cambridge, Cambridge University Press, 1987. Enfin, il faut être attentif au fait que les régimes sont souvent mixtes, mêlant des logiques civiles et militaires ou puisant dans des registres idéologiques et de légitimation pluriels. Selon eux, les types de régimes doivent refléter ces aspects souvent latents plutôt que de se focaliser sur les proclamations ou les apparences. Jetés en prison, une opportune crise cardiaque vint régler le sort de quatre d’entre eux50. 76 Jean-François Bayart, « La revanche des sociétés africaines », Politique africaine, no 11, 1983, p. 95-127. 5Là où la décolonisation a été organisée à la hâte, c’est la question de la gouvernabilité même du pays qui s’est posée, car les nouveaux pays ont sombré rapidement dans la confusion. Suivant en cela la distinction classique de Robert Dahl, ils proposent cinq types de régimes entre 1960 et 1989 : les régimes de parti unique plébiscitaires (cas du Niger sous A. Saibou) ; les oligarchies militaires (cas du Lesotho), les régimes de parti unique semi-compétitifs (cas de la Côte d’Ivoire sous Houphouët-Boigny) ; les oligarchies raciales (Afrique du Sud et Namibie) ; et les régimes multipartites (cas du Sénégal)9. Cette première phase lance le processus autoritaire et rencontre des résistances politiques, armées et des contestations de la part de la société civile formellement pluraliste léguée par le colonisateur. 32 Naomi Chazan et al., « Regimes in Independent Africa », p. 154. La conférence avait nommément écarté « toute perspective de selfgovernement, même lointaine ». 48 Jean-Patrice Lacam, « Le politicien investisseur », p. 27. ), Le Burkina entre révolution et démocratie, 1983-1993, Paris, Karthala, 1997. 22 Voir Chris Allen, « “Goodbye to All That”: The Short and Sad Story of Socialism in Benin », dans « Democratic Renewal » in Africa: Two Essays on Benin, Occasional papers, no 40, Centre of African Studies, Edinburgh University, 1992, p. 30-33. En Afrique, des réformes en trois étapes furent mises en place : le gouvernement responsable dans lequel le gouverneur britannique partageait le pouvoir avec une assemblée locale élue, l’autogouvernement interne dans lequel le gouverneur n’avait plus de pouvoirs et l’indépendance4. Dans ces conditions, « la sorcellerie peut représenter des possibilités d’instrumentalisation de la tradition dans un cadre sociopolitique en cours de transformation58 ». Mais, aussitôt après les indépendances, le pluralisme est abandonné. Ainsi, au Burkina Faso31, T. Sankara conduisait une Renault 5 et faisait de « l’avion-stop », profitant des aéronefs de ses pairs pour aller aux conférences internationales plutôt que d’avoir un avion présidentiel. 23Ironiquement, même si l’apartheid, qui signifie « séparation » en afrikaans (la langue des Afrikaners sud-africains) a été une politique de ségrégation violente, le régime a voulu faire passer l’idée que sa politique de ségrégation raciale en était une de « développement séparé des races ». Arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en 1965, Joseph-Désiré Mobutu est resté 32 ans à la tête de la République démocratique du Congo (anciennement le Zaïre). Elle a dépassé le milliard en 2017. « Rares sont les scrutins africains qui respectent les règles formelles de la démocratie électorale, se lamente Pierre Jacquemot dans son essai. Nous laissons provisoirement de côté la question des militaires, car, nous le verrons, loin de constituer une catégorie de régime, les militaires sont présents dans la plupart des régimes de cette époque. « Entre 1990 et 1999, écrit Pierre Jacquemot, on compte 192 élections présidentielles et législatives dans 45 pays. » La force n’est donc pas la seule ressource sur laquelle se fonde la domination. Elle représente dorénavant 14% de la population mondiale, contre 7% en 1960. Face aux défis politiques et économiques de la période post-indépendances, la plupart des États africains instaurent des régimes autoritaires, dirigés par des dictateurs souvent violents dont les plus connus s’appellent Idi Amin Dada, Bokassa, Mengistu et Mobutu. Pourtant, depuis au moins trente ans, sous l’effet des bouleversements mondiaux, les pays africains se sont massivement dotés de culture électorale et les élections ont largement remplacé les coups d’État comme moyens de changement de régime. 66 Voir entre autres Claude Lefort, L’invention démocratique : les limites de la domination totalitaire, Paris, Fayard, 1994 ; Hannah Arendt, La nature du totalitarisme, Paris, Payot, 1990. Les deux grandes puissances ont essayé de léguer leur modèle – Ve République et Westminster – à leurs anciennes colonies. Les chercheurs ont forgé le terme de « présidentialisme négro-africain » pour caractériser l’hypertrophie des pouvoirs du chef, la situation de « surpouvoir » et la personnalisation du pouvoir qui débouchent souvent sur un culte de la personnalité, porté à son paroxysme dans le cas du Togo d’Eyadéma (appelé le sauveur providentiel) par exemple43. Depuis 1960, la plupart des régions du monde ont vu leur taux de fécondité baisser à un niveau moyen oscillant entre 1,7 et 2,8 enfants par femme. En démocratie, le pouvoir est idéalement conquis et exercé en vue d’appliquer un programme politique, mais on sait là aussi qu’il n’en est pas toujours ainsi. Ainsi, en Guinée équatoriale, le degré de violence et surtout l’arbitraire et l’imprédictibilité du comportement de M. Nguema étaient tels que près de la moitié de la population a été tuée ou contrainte à l’exil. 17Entre 1960 et 1990, la catégorie des régimes pluralistes s’est réduite comme peau de chagrin. Il s’agit plutôt d’une donnée diffuse, ce qu’on qualifierait de « régime militaire » étant loin d’être une catégorie homogène45. Les stratégies d’opposition, par contre, ne fuient pas l’affrontement avec l’État. Depuis 1958, la France est une république constitutionnelle et un régime parlementaire. Le rôle des militaires – et surtout du chef militaire au pouvoir – dans la vie politique africaine s’est accru au point qu’on ne peut pas vraiment ériger une catégorie « régime militaire » séparée. 57 Patrick Chabal et Jean-Pascal Daloz, « L’irrationnel apprivoisé : sorcellerie et religion », dans J. Dans d’autres cas, en commençant par ceux du Congo et du Togo, les militaires font irruption pour prendre le pouvoir. 35 H. E. Chehabi et Juan J. Linz (dir. Fréquentation certifiée par l'ACPM/OJD. 17 Jean-François Médard, « Autoritarismes et démocraties en Afrique noire », Politique africaine, no 43, octobre 1991, p. 94. Certes, les résultats ne furent pas les mêmes d’un pays à l’autre. 13Pour leur part, Michael Bratton et Nicolas Van de Walle partent d’une définition similaire et prennent comme critère le degré de participation et de concurrence politiques permises par le régime. » Au contraire, dans les autoritarismes modérés – comme celui de la Côte d’Ivoire sous Houphouët-Boigny –, les « condamnations à mort ne sont pas toujours exécutées, car les chefs d’État aiment à user de la clémence après avoir effrayé les opposants et frappé l’opinion publique. 32Puisque nous avons dit que la légitimité faisait défaut aux régimes africains postcoloniaux, il nous faut expliquer le paradoxe de la durée des autoritarismes au cours de la même période. L'évolution politique de la France ... Mais l'exécutif ainsi renforcé, est partagé entre le président de la République et le Premier ministre. II y a, en Occident, une tendance à sous-évaluer l'impact du colonialisme et de la guerre froide sur l'Afrique. Les types de régimes de l’Afrique postcoloniale de 1960 à 1990. D’un point de vue économique, F. Godin va dans le même sens en montrant le caractère contradictoire de l’État. 43En ce qui concerne l’État et les régimes autoritaires, les populations africaines ont très rapidement développé des phénomènes d’« escapisme », c’est-à-dire des stratégies destinées à échapper à l’ambition totalisante des pouvoirs. 12Parmi les divers critères de classification possibles7, celui de l’auto-appellation ou du nominalisme est le plus intuitif. 38Cette recherche de ressources persuasives comme complément aux ressources coercitives se manifeste en premier lieu par un culte de la personnalité comme on le voit dans ce commentaire du journal d’État camerounais au sujet d’une visite du président Paul Biya : Comblée. «  Depuis les années 1990, tous les États du continent ont instauré un processus électoral pluraliste avec la mise en concurrence des candidats, à l’exception de l’Érythrée.

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